parce que la poésie c'est la vie

Mercredi 22 avril 2009
Est-ce de la poésie que de décrire les livres de son étagère ? Allongée sur le lit, fumant une cigarette imaginaire ?
Est-ce de la poésie que te dire je t'aime ?


Si vous ne pouvez être un poète, soyez un poème.

Alors, poétisons.
Les lettres persanes, les plans coloc, tristes tropiques, prophètes et prophéties, le troisième oeil et le petit prince. Le manifeste du parti communiste, raison orale, raison numérique, voyages ethnographiques, le Prince, le petit Prince.

J'aimerai te faire caresser ces mots comme une plume amuse les pages, comme ma timidité me ronge et il ne reste rien qu'autre chose que l'essence de moi-même. Tu restes identique à ces changements de face, tu me souris me clin-d'oeilises et m'aimes d'une façon inégalable.

C'est vouloir te demander pardon qui me dit d'arrêter tout, ou alors quand je vois ton sourire apaisant, tes mains aventure, tes lèvres voyageuses.


Tu te souviens de ce fruit de passion ? De cette eau sucrée, de ces bisous animés ?
Hum, et ta petite voix innocente de langue, fruit de passion je te veux...


C'est une toute autre vie que de t'espérer toutes les nuits, Lévi Strauss et Godelier, jaloux par nature, me le pardonneront-ils un jour ? Je sais que tu m'aideras à les calmer, par quelque eau de Freud et verre de Carnegie.
Regarde mon amour cette source inépuisable que tu t'offres à moi, cette magie de connaissances du Monde, ce secret de la vie qui fait rougir mes petites joues.

Regarde mon amour, comme le temps passe trop peu vite, comme il passe vite, le relativisme est un parfum agréable que je t'offre si tu veux de moi.
Je suis dans le flou lyonnais de l'intolérance du Monde, je suis dans le superflu improbable vérité que je t'attends chaque soir au pied de la porte.

La clé.

Le bonheur.

L'amoureux. Enfin.

Je suis loin de moi-même et je me suis perdue, tu nourris parfois ce non-retour à la vraie poète, au bébé anthropologue qui pourtant vouloir naître. Promets-moi de rester toi-même et tes doigts amoureux, afin de m'aider à me retrouver moi-même et la raison, mon envie, d'être dans tes yeux.
Par ilovetheworld
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Mercredi 22 avril 2009
Pensais-tu pouvoir un jour arriver au moment cruellement humain et fondamentalement naïf de cette question étymologique du mot amour ?

On y est, ici, sur internet, non pas dans le journal intime d'une princesse oubliée, tour de cristal et cheveux ambrés, non, sur internet.

Amour,  Disposition à vouloir le bien d'une entité humanisée (Dieu, le prochain, l'humanité, la patrie) et à se dévouer à elle.

Amour ?
Inclination envers une personne, le plus souvent à caractère passionnel, fondée sur l'instinct sexuel mais entraînant des comportements variés.

Alors, le désir sexuel serait la forme première, l'allumette d'un hypothétique début d'amour ? J'aurai pensé le contraire, le Robert me trompe. Finalement, on se fait notre propre définition et le dictionnaire serait là pour.. confirmer ? réfuter ? Nourrir notre pensée ?

Alors, amour,
Attirance, affective ou physique, qu'en raison d'une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu'il cherche à s'unir par un lien généralement étroit.

Tu m'as accusé de ne pas t'aimer, et ce reproche m'est bien amer, puisque ce qui me tourmente, et ce qui t'importune, c'est mon trop d'amour. Adèle, il est donc vrai que tu aurais été plus heureuse d'être aimée par quelque être tranquille et froid, qui n'eût connu ni la chaste susceptibilité, ni les délicates jalousies d'un grand amour?




Par ilovetheworld
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Mardi 23 décembre 2008
C'est une envie passagère, une ambiance d'automne au près de la cheminée en pierre, des anniversaires, des chaleurs de bois et des parents qui s'aiment.

C'était juste avant, c'était juste, forcément. Le discours normatif et toutes les idées reçues, un agrégat de pensées collectives auxquelles on se détache petit à petit, pour mieux y revenir, pour mieux se découvrir.

Je suis là et je pense à cette nuit, ce bébé jouflu dans mes bras, mon sourire à le voir dans mes bras, mes bras dans mes bras. Puis petite poupée, elle grandit, ne devient pas femme mais revient dans l'enceinte matrice. La lâchera-t-elle enfin un jour ?



Par ilovetheworld
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Lundi 22 décembre 2008
Regarde mon amour comme c'est facile, il faut faire de l'ethnographie de soi-même et utiliser les mots comme tu sais me prendre.

Comme ça, assise sur mon lit, droite comme une oeuvre d'art, une vénus de Milo taillée dans le minéral, je bois mon thé dans ma tasse Disney. Je suis une éternelle enfant et tu me fais grandir. Par ta voix, par tes mots, par tes sourires et tes désirs. Je garde ma tasse en plastique blanc et son petit dessin rose, car je suis une éternelle enfant.
Regarde mon amour comme c'est facile, on prend le thé dans de la porcelaine, toujours, et on le verse jusqu'à nos lèvres. Thé au jasmin, car j'aime le raffiné, le goût du lointain en moi. Comme ça, limpidement, mes mains écrivent ces mots comme j'écrirais mille et une nuits avec toi.
Regarde mon amour, à ma gauche, ce cahier d'ethnologue qui me suit partout, tu l'ouvres et ma vie est à toi en quelques gouttes d'encre. Des paroles de toi, que je note quand tu ne regardes pas, des mots sur les mythes nigériens, des mots inconnus, des envies passagères.
Comme ça, et un marque-pages, un livre ouvert et la réticence de le tenir entre mes mains mon amour. Sur mon lit ou dans tes bras, une chaleur différente. A mon écoute de la soul, car nous ne sommes pas au pays des morts, nous sommes bien vivants, nous sommes eau et chair, nous sentons et ressentons, je te sens et te ressens.



Encore un peu de thé, je termine ma phrase et mon livre, et t'attends.



Par ilovetheworld
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Dimanche 21 décembre 2008
Mon ordinateur posé sur la pile de textes, sur Haudricourt, sur tous ces hommes, la modernité prend le pas sur les sciences humaines.
Je m'assoie et je l'allume, l'ordinateur, les bougies au caramel, j'allume la machine et l'homme à qui je vais donner ma vie., de mes yeux inconscients, de ma main ignorante. Je m'assoie sur le rotin, chaque mot et chaque objet a une histoire. Mes mains qui vous parlent ont une histoire sans fin, des ongles à la paume, qui ont touché et ressenti tellement de choses, et en même temps si peu.
Je m'assoie et je touche le clavier en plastique, je cherche Radio Orient, je ne comprends pas, mais je chante, "ya 3omri", ça me suffit.
Car, comme l'a dit le cousin de Kennan, "fi kul oughnia arabia, fi "habibi".
Fi hob. Fi naar kabir.

Les arabes, ah les arabes, la France est marocaine et le Maroc est français tu sais mon amour. Je suis au Maroc dans les rues de Lyon, les hommes me regardent avec leurs yeux qui brillent et leur peau en caramel.
A Poitiers mon amour, partout mon amour. Des arabes.

" - Comment veux-tu ta fiancé ya ibni ?"
- Oumi, je la veux aux yeux profonds, comme des amandes, et la bouche comme de petits raisins secs, et les cheveux noirs comme le corbeau, et le visage comme la lune, oumi".

Fi 7ob fi 'albi fi naar fik 7abibi.

Ce sont les vacances les plus terribles de toute mon année scolaire, déchirure entre besoin à l'assouvissement direct ou besoin à long terme. Travailler, aimer, dormir jamais.

Les mots n'ont aucune valeur, bien qu'assise, sur le rotin de Noumette, le bureau en bois qui sent bon, le lit bien fait, le narguilé qui me fait des clins d'oeil, la porcelaine remplie de thé à l'orange et les chocolats, petite saveur de toi mon amour.
Et, au milieu des parfums, par amour toujours, Clarins, l'air du temps, fruit de la passion, fleur d'oranger de Fragonard, Anais Anais, des bijoux qui trainent, les désirs soudains et l'envie de les porter. Une lampe qui allume les poètes les soirs d'inspiration. Un fauteuil et des vétements trop beaux pour être porter, le mur et les extravagances de leur propriétaire. "Maman, je voudrais que ce soit tout blanc, comme ça je pourrais peindre dessus..". Des nuages en papier bleur et une étoile jolie jolie, des lumières roses et une envie de partager, carte postable de Tozeur, de Dublin,  de Bruxelles. collier de Tchoukotka, de Mongolie, d'Amérique. Une poésie, une broderie, une affiche chinoise, une annonce damascène et Lena Chamamian, Léa dans un cadre, la déclaration des droits de l'homme et les réunions de rentrée.

On regarde un peu plus bas, un parapluie violet, plus haut, trois livres et des allumettes, au centre, on y arrive, deux piles de livres. Qu'il faut lire.

Alors,


lisons.
Par ilovetheworld
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Mardi 27 mai 2008
*
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.


Charle Baudelaire, « Correspondances »
Par ilovetheworld
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Mardi 27 mai 2008
la magie du temps et les milles oiseaux volent l'air,
tracent du désert des montagnes,
prennent les plus jolis sourires et arrachent les mains,
le temps est un voleur, et les oiseaux sont témoins de sa malice ...
Par ilovetheworld
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Mardi 27 mai 2008
petit soleil que le temps est mort, elle contribue à une cause importante, que le ciel ne puit sentir loin de lui, alors, mer, coquillages et petites brumes soirées de grand coef, je te fais mille sourires et tes mains sont mes des tourterelles dans le creux du coup. On y regarde passer les papillons et les éclats de voix au vent, on y ressent la chaleur de la passion et o le monde, o la pluie, o les déserts. Le sable nous salit, le temps est las, et ces caresses prennent un soleil sur l'horizon, là vers les étoiles, en plein jour de nuit.
Par ilovetheworld
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Lundi 19 mai 2008
    te voilà, petite voix, il y a longtemps que je ne t'ai entendue, je t'aime et tu me manques, quelle égoïste je fais ! Mais tu es si belle petite voix mon utopie mon soleil mes gaboneries, chinoiseries, que dis-je, si tendre soit la nuit, je ne puis attendre mon île oh mon pays ...
te voilà petite toi, je ne puis sans toi, et te voilà. Du soleil sur le pont des arts ... tu pars tu reviens, Ecosse, Chine, Syrie et Poitiers, que de soleil en nous et des souvenirs sans arrière goût, j'aime à parler de toi, petite utopie petit soleil chéri ...
Par ilovetheworld
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Samedi 17 mai 2008
    je sais pas quoi en penser mais en tout cas qu'est-ce que ça fait du bien de retrouver le plaisir du tapotage de mon petit clavier à défaut de belle encre et d'une plume d'oie.
    Ô combien de temps est passé sans que je n'ouvre au Monde tant de déléctations virtuellement tactiles ? Je ne saurai dire, ne comptez pas, je vais conter... Il me faut quelque peu de temps et le Monde sera des plus beaux. Un soleil jaune en coin, deux trois
nuages à la chinoise, un palmier .. hum non en fait.
    Du souchon, des ogres, un jus de
fraise.
                                                            et la vie commence.
Par ilovetheworld
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.M'ssieurs dames.

.c'était le bon temps.

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