Est-ce de la poésie que de
décrire les livres de son étagère ? Allongée sur le lit, fumant une cigarette imaginaire ?
Est-ce de la poésie que te dire je t'aime ?
Si vous ne pouvez être un poète, soyez un poème.
Alors, poétisons.
Les lettres persanes, les plans coloc, tristes tropiques, prophètes et prophéties, le troisième oeil et le petit prince. Le manifeste du parti communiste, raison orale, raison numérique, voyages
ethnographiques, le Prince, le petit Prince.
J'aimerai te faire caresser ces mots comme une plume amuse les pages, comme ma timidité me ronge et il ne reste rien qu'autre chose que l'essence de moi-même. Tu restes identique à ces changements
de face, tu me souris me clin-d'oeilises et m'aimes d'une façon inégalable.
C'est vouloir te demander pardon qui me dit d'arrêter tout, ou alors quand je vois ton sourire apaisant, tes mains aventure, tes lèvres voyageuses.
Tu te souviens de ce fruit de passion ? De cette eau sucrée, de ces bisous animés ?
Hum, et ta petite voix innocente de langue, fruit de passion je te veux...
C'est une toute autre vie que de t'espérer toutes les nuits, Lévi Strauss et Godelier, jaloux par nature, me le pardonneront-ils un jour ? Je sais que tu m'aideras à les calmer, par quelque eau de
Freud et verre de Carnegie.
Regarde mon amour cette source inépuisable que tu t'offres à moi, cette magie de connaissances du Monde, ce secret de la vie qui fait rougir mes petites joues.
Regarde mon amour, comme le temps passe trop peu vite, comme il passe vite, le relativisme est un parfum agréable que je t'offre si tu veux de moi.
Je suis dans le flou lyonnais de l'intolérance du Monde, je suis dans le superflu improbable vérité que je t'attends chaque soir au pied de la porte.
La clé.
Le bonheur.
L'amoureux. Enfin.
Je suis loin de moi-même et je me suis perdue, tu nourris parfois ce non-retour à la vraie poète, au bébé anthropologue qui pourtant vouloir naître. Promets-moi de rester toi-même et tes doigts
amoureux, afin de m'aider à me retrouver moi-même et la raison, mon envie, d'être dans tes yeux.