Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 02:59
 
 
enfants-de-la-nuit.jpg
Les enfants de la nuit, dans le soupir d'un refrain domestiqué par le regard, petits scintillements d'un battement de cil, charmés par la caresse de lumières tamisées des mèches dansantes, recherchen t dans l'horizon de l'épaisseur bleutée des plaisirs inavouables que le sourire de leurs lèvres expire innocemment. Des paroles douces comme de la soie, émanant de ces lèvres duveteuses pétales de rose.

 

Marion Breteau

25/11/10

Par Rion - Publié dans : Mes poésies - Communauté : Pensées Nocturnes
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 23:04

 

 


 

Pour que l'inconnu soit soyeux, touchable et délicat à notre regard, et que l'on garde l'espoir de notre humanité.

 

http://linconnudumetro.metrofrance.com/

Par Rion - Publié dans : Leurs réflexions - Communauté : Parce quon est tous différents
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 00:59

Je veux appuyer sur la gâchette,

donner un petit goût de vernis,

et des serpentins plein la tête

rouge, bleu, vert ou jaune sortiront…

 

Ils donneront un petit goût de fête

ils habilleront le demain et le présent,

ils réveilleront les souvenirs et le matin,

les Rimbaud et les Verlaine,

 

Tous les Rimbaud et les Verlaine,

je me ferai pédéraste de la parole,

ensorceleuse de  mots,

je déguiserai la haine,

 

je donnerai de grandes plumes aux oiseaux.

 

Je vais appuyer sur la gâchette,

et des feuilles s'en échapperont,

mascarade de papier,

farandole de mots, ternis et plein de poussière,

je vais crier à la faire apparaître,

 

Je vais crier et elle va apparaître,

cette beauté curieuse, son haleine et sa grandeur,

ses grands mots et ses pacotilles,

le temps perdu et les fleurs fanées,

 

de l'orgueil à l'humilité bouddhiste,

de la démagogie à la pérennité de mon désir,

les sept merveilles du Monde et les douze travaux,

les Mille et une nuits et le kama sutra.

 

Tu en sauteras.

 

Des histoires de guerre à l'encre de Chine,

de l'écrin de cheval un peu manioc, au curry,

au safran, au chocolat, à l'économie mondiale,

à la relance commerciale et tous les tissus soyeux,

 

dans ces yeux

 

on lit l'histoire de Ali baba,

les redondantes arabesques et le bavarois,

les contes de Grimm et leurs parents,

les frères Lumière et le Léviathan.

 

Je voudrais appuyer dessus et connaître,

tous ces arcs-en-ciel de savoir,

toute cette connaissance-univers,

la syntaxe et la conjugaison  turque,

 

Sainte Sophie et l'oiseau perché,

le fromage et savoir compter.

 

Conter, des envies oubliées,

des parfums exhalés des morts enterrés,

l'inhalation de l'alcool,

toutes les astrologies lunaires.

 

Et, dans les airs, les mouches et leur vertige,

les Mayas et leurs vestiges,

le soleil, la mer, la gravité,

Abraham Lincoln, les anges et les auréoles.

 

Déguiser plein de rôles,

un chapeau et Arsène Lupin,

des manteaux et Chanel revient,

un bateau et Calypso se souvient.

 

La simple envie de te retrouver.

La simple envie de tirer.

 

Je vais le faire, faire s'envoler toutes les montgolfières,

un vent frisquet et toutes les bourrasques de la mer,

requins, dents blanches et embarquement,

vingt mille lieues ?

 

je m'y perds.

 

Et je reviens, et je chante,

du Brel en gospel,

du Rouch en croche,

et Hugo sur mon dos

 

de la peinture fraîche à la lave craquelée,

du plafond de Chagall et sa cicatrice inopérée,

les montres coulantes et le nœud serré,

les requiem et les fados sur le bord du quai.

 

Je l'attends et je t'attends je t'attends,

une voiture, laquelle, et blanche,

une voiture, laquée je penche.

Monroe se recoiffe et Mardi ce record,

 

Encore et demain, et toujours et plein,

ces verres de maté, ces assiettes de pasta,

ces petits tours de train et ces secondes réglées

à un Greenwich trop abusé

 

 

 de prendre l'eau pour du vin.

 

Pour mieux mettre de l’eau, dans son vin.

 

 

Marion Breteau 7/6/10

Par Rion - Publié dans : Mes poésies - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 00:46

 

L-5e voulais te dire que je n’ai pas le temps de colorier le blanc des pétales des fleurs de la tapisserie. J’ai fait un long voyage. Je suis venue de loin pour te l’annoncer. Je me suis levée très tôt, quand l’air est encore frais et qu’il fait pression sur les petites joues rondes et roses que les enfants arborent au réveil. Quand on voit au loin, plus loin que les vallées vertes l’aube qui se lève à peine, à la couleur orange d’eau, d’une aquarelle matinale, des bouffées de nuages clairs transpercés petit à petit par les bruits colorés du soleil. J’ai voyagé et j’ai cherché ton nom. Je ne savais plus qui tu étais. Quelle était ta saveur, celle de ta peau, celle de tes paroles, ma mémoire a fait une fine analyse des scènes érotiques pour ne m’en permettre l’accès qu’à la condition de ton désaveu. Alors je me suis levée, le visage encore chaud, j’ai frappé l’air, pris ma voiture sans un mot. Et j’ai voyagé. J’ai littéralement détalé, carrément dédaigné la beauté du milieu pour toi. J’ai omis la magie du voyage pour toi. J’ai ignoré la réalité de la vie pour toi. Le regard projeté loin vers l’horizon bouillant de mystère, les lèvres fermées, les yeux ouverts, j’ai pris la direction de mes peurs.


J’ai tremblé, je n’ai fait que penser. Mais je n’ai rien imaginé. Je n’ai fait que reformuler le passé pour mieux m’accepter. T’accepter. Pour mieux décorer les papiers de mes songes d’été. Le soleil levé il finissait par cogner, il frappait et me disait d’arrêter, de m’en détourner, que tu pourrais m’asphyxier. Je sais que tu en es capable. Je l’ai bien vu, je l’ai vécu et j’en ai saigné. Tu m’as déjà pris le bras avec le poing serré, les yeux étouffants et les dents crispées. Tu aurais voulu déposer en moi tout ce que tu reproches à ce monde. Ou juste faire exploser mes défauts. Je suis une tragédie humaine. Si j’avais pu être l’incarnation du mal tu m’aurais écrasée contre le mur afin de jouir, oh quelle jouissance presque fantasmatique de voir les larmes couler le long du parpaing. Goutte à goutte, me voir souffrir, puisant toute l’humidité de mon corps jusqu’à me voir asséchée de ta haine. Toute sèche. Une sorte de branche d’arbre avec des petites fleurs naissantes sur laquelle on marche, on s’excite, on urine, qu’on presse avec toute la violence possible.

Tu as une haine envers moi que ta fierté ou je ne sais quoi empêche d’expliciter. Alors je suis venue. J’ai pris mon souffle et mes larmes (au cas où tu veuilles me lancer au mur), et j’ai pris le bateau, j’ai traversé la mer du milieu, et je suis là. Devant toi. Et tes victimes. Tes pauvres yeux victimes d’être spectateur de l’amour sur lequel on crache.

 

Mais pourquoi me détestes-tu tant ? Pourquoi ne m’aimes-tu pas si ce n’est qu’un peu ? Juste le temps d’un pardon, celui qui fera l’effet d’un souffle sur le grain de ma peau, ou aura l’effet de la saveur de tes lèvres sur les miennes, au temps où elles n’étaient que consentantes du bon parti ? Je viens aujourd’hui te rencontrer, toi, ta mère, ta famille, tes arbres, tes costumes et tes cigares, ton accordéon et tes santiags pour te dire que je n’ai pas envie de peindre les espaces entre les petites feuilles bleues de la tapisserie. Utilise tous les manuels à l’usage du parfait gentleman tu ne trouveras aucune signification à cela. Je n’en ai simplement plus envie. Car tu n’es plus là. Je voulais être une muse, je voulais être une rockeuse, je voulais être Madame de Beauvoir, je voulais être une amazone, être une danseuse étoile, être pianiste ou tenir l’archet, être une reine, tenir les rennes, je voulais être une femme pour toi.

J’aurai tellement voulu n’être finalement que ton lit pour te sentir et que tu m’aimes inconditionnellement. Mais j’ai un destin d’être humain à accomplir. J’ai des valeurs, des principes, j’ai la Bible à la maison. Non je ne l’ai pas oubliée. Elle est le support de mes idées, le sang de mes pieds, le clair temps de mon passé. J’ai des valeurs oui monsieur, comme celles que nous avons cueilli au parc la dernière fois que nous nous sommes rencontrés.

 

Oh… tu te souviens ?

 

C’était merveilleux, le ciel bleu, les fleurs bleues, les enfants heureux, mon avenir était dans tes mains.

 

Mais tu sais que mon avenir est toujours dans tes mains. J’aime le théâtre de ta vie. Je voudrais décrocher le premier rôle de ta scène, mais je suis mauvaise actrice. Eh puis, tu sais, j’ai fait un dur voyage. Laisse-moi entrer, oui laisse-moi finir, oh laisse-moi t’aimer, laisse-moi t’applaudir. Mais où vais-je connaître l’amour ? Allez, allons à Broadway, oh s’il te plaît, mes caprices t’ont toujours flatté. Je t’aime ! Non ! Pas de papier-peint ! Je ne veux pas être un décor dans ton théâtre terminal. Je veux une comédie dramatique, non ! Je veux une réalité.

 

Marion Breteau, 28/3/11

Par Rion - Publié dans : Mes poésies - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 03:08

Sont consumées à la cime des âmes les haines et les peines

Sont sucées de leur sang le sain et le saint, sans un signe

Et à peine on les aime, peine qu’on les devine, qu’on les blâme,

 Ils sèment les grains, les graines, les grosseurs de leur haine,

Ils grognent, ils cognent leurs yeux sur le sol suant qu’ils signent,

Qu’ils soulignent, qu’ils saignent, qu’ils souillent, qu’ils suent…

 

Sont las les lâches de ces esprits assaillants,

Les pauvres pris au piège de leurs poignards poignants

Du râle suranné de ces rituels sanguinaires,

Qu’ils sont sales ces bruits, écrasantes ces sueurs,

Quand ils se lèvent et se lisent dans le reflet de l’horreur

Susurrant le désir de soulever la trace du paisible, du soupirant…

 

Qui soupire, qui expire, qui s’extirpe

De cette saleté souveraine, de ce cauchemar criant,

Cherche, se cache, se débat, une débâcle

Dans la débauche de ses mots, il désespère et disparaît

Il est homme, il est femme, il est peuple mais il est mort,

Le malheureux pleure, le malheur pleut et il s’apeure…

 

Traitre temps tuant et tué, tiraillant les corps,

Tueries tétanisant ces ethnies à la trame écartelée

Qui criaillent sans pire les cendres de leurs empires,

Ces silhouettes sordides sinuant jusqu’à sentir l’ultime soupir,

Traquant la dernière teinte ténébreuse de la tragédie humaine…

 

Marion Breteau, 27/03/11

Par Rion - Publié dans : Mes poésies - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 14:15

C-4.jpgelui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas
   
Tous deux adoraient la belle, Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle, Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Qu'importe comment s'appelle, Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle, Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Tous les deux étaient fidèles, Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle, Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles, Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Du haut de la citadelle, La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle, L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Ils sont en prison Lequel, A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle, Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
, Celui qui n'y croyait pas


Un rebelle est un rebelle, Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle, Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Répétant le nom de celle, Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle, Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


Il coule il coule il se mêle, À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle, Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel, Celui qui n'y croyait pas


L'un court et l'autre a des ailes, De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle, Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle, Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
, La rose et le réséda

 

Louis Aragon

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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 12:59

Vous qui tanguez dans l’ossature aqueuse

De cette mer insoluble des désirs d’ailleurs,

Votre nostalgie se peint de mille couleurs.

 

Elle naît dans le creux de vos soupirs,

Elle prend feu dans l’âme des navires.

C’est l’odeur du regret terrestre,

Qui pour tant de fois vous séquestrent…

 

Le souvenir du voyage qui entâche vos corps

Se donne un air de sinistre décor,

Parmi les eaux colorées, aquarelle que vous vous gardez,

Votre nostalgie se fait sentir dans les ports asséchés.

 

Aux amarres d’un passé onde et houle, flotte

Une amertume que le mystère nous porte,

Les cormorans et autres visiteurs

Sur leurs guets sont de l’Océan, le cœur.

 

Dans votre secret, prison à notre regard,

Le vôtre se plonge dans l’écume brouillard

A jamais loin de la majoritaire vérité,

Vous domptez par la voile notre vaine témérité.


  Marion Breteau, 10/4/10

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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 12:46
La mort du poète

Il gît. Son visage redressé
dans les coussins rigides, pâle et aveugle,
depuis que le monde et tout ce qu'il en sut
arraché à ses sens, fut
rendu à l'indifférence.

Eux qui l'ont vu en vie, ne surent
combien il s'unissait à tout ceci,
car toutes ces profondeurs et ces prairies
et toutes ces eaux ne furent que son esprit.

Sa vue fut toute cette étendue,
qui encore tend vers lui et qui le pleure;
et son masque, qui maintenant sans inquiètude 
se meurt,
est tendre et ouvert comme l'intérieur d'un fruit, qui se gâterait à l'air.


Rainer Maria RILKE
http://drawn.ca/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/maryB.jpg
Par Rion - Publié dans : Mes poésies
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 23:13

R.jpgésolutions de rentrée 2009, un article, une semaine, et un article qui vaut la peine.
  Aprés avoir pris les oreillers et les chaussures pour des pistolets, on a pris le vin pour du sang et le balai pour quelque bazooka, voilà que la symbolique nous manque, nous démarque, nous devenons a-symbolique, symbolico-anti-symbolique au regard oblique.

Non pas que quelque banc public se serait ri de lire tout ça, mais cet éternel lit moelleux quelqu'il soit, et où et quand soit-il.

Dans certains pays, il existe la vie des hommes et la vie des femmes, à tel point que c'est le langage des femmes, le langage des hommes, la nourriture des femmes et celle des hommes, les rites des femmes, les rites des hommes, les jupes de femmes, les jupes des hommes.
Dans d'autres pays, les hommes piquent le rouge à lèvres des femmes, les hommes prennent les talons des femmes, s'épilent comme les femmes, et tout à coup le timbre vocal perd le ton animal.
Alors, certaines femmes oublient le foulard à la maison, prennent le fusil comme les hommes, certaines femmes vont travailler, comme des hommes, d'autres s'altérer-philer, comme un homme, et boire, fumer, comme un homme.
La barrière avant d'être contrôle est préservation, mais avant ça elle est soutien, rassurance, aide, chemin.


Certains veulent, certaines peuvent, d'autres haïssent ces frontières. La différence est un jus d'orange, il donne des forces que moi quand je le bois... alors je suis ensoleillée, je suis réveillée, et mon corps sait ce qu'il doit faire.
Alors où est le problème ?

Au Maroc, demandez au vendeur de presser l'orange sous les yeux, sinon il te sortira un jus fait ce matin et mélangé avec de l'eau, pour le même prix, rangé dans la glacière...


Barrière ? Rassurance ? Préservation ? Contrôle ? Répression (poil au menton).

Par ilovetheworld - Publié dans : Mes poésies
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 19:21

Créer et redonner à penser, nouveauté, curiosité.

Tout est autour de nous, on ne touche rien.

 

essai_aquarelle1.jpg

 


Par ilovetheworld - Publié dans : Mes poésies
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.c'était le bon temps.

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