Mercredi 16 septembre 2009


Le Maroc est un très joli pays où il fait bon vivre. Lors de certaines interdictions on se retrouve vache laitière à produire biologiquement ce que l'on vitalise. Au Maroc, c'est ainsi, on reçoit, on consomme, on rend, rien est à nous l'espace d'un instant et tout est à la fois tellement à tout le monde, que l'individualisme est finalement à son apogée.

Surprenant ? Ce, ce que je dis ?
Reprenons nos bases de mathématiques pour le peu qu'il nous reste de ce pourtant jeune livre déjà brûlé et souillé, et nous verrons qu'un positif + positif = négatif.
Ainsi, positif ou landa, ou mim, ou lam, deviendra dans notre suggestion l'avis du communautariste. En effet, tout est à personne, à tout le monde, finalement des "akhouya" par là, des "oukhti" de l'autre, on se croit le Maroc une grande famille, la dynastie des gens chauds, cuits, au feu pendant trois heures, comme le tajine. Ils vivent et survivent et revivent, ensemble, dans la main, pas de classe, pas d'âge, que de l'amour et de la compréhension, de la pudeur aussi.
Tellement de ça, qu'on en rajoute, deuxieme positif, et ca nous donne du négatif cet indivualisme.

Au grand damn des colonisateurs, si je pensais fort à la transcendance de Allah comme un akhouya, je promets de ne pas vouloir voir le Maroc devenir une connerie mathématique.


Le Maroc, nous sommes au paradis.
Par ilovetheworld - Publié dans : parce que les loukoums c'est trop bon
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Mercredi 16 septembre 2009
Résolutions de rentrée 2009, un article, une semaine, et un article qui vaut la peine.
Aprés avoir pris les oreillers et les chaussures pour des pistolets, on a pris le vin pour du sang et le balai pour quelque bazooka, voilà que la symbolique nous manque, nous démarque, nous devenons a-symbolique, symbolico-anti-symbolique au regard oblique.

Non pas que quelque banc public se serait ri de lire tout ça, mais cet éternel lit moelleux quelqu'il soit, et où et quand soit-il.

Dans certains pays, il existe la vie des hommes et la vie des femmes, à tel point que c'est le langage des femmes, le langage des hommes, la nourriture des femmes et celle des hommes, les rites des femmes, les rites des hommes, les jupes de femmes, les jupes des hommes.
Dans d'autres pays, les hommes piquent le rouge à lèvres des femmes, les hommes prennent les talons des femmes, s'épilent comme les femmes, et tout à coup le timbre vocal perd le ton animal.
Alors, certaines femmes oublient le foulard à la maison, prennent le fusil comme les hommes, certaines femmes vont travailler, comme des hommes, d'autres s'altérer-philer, comme un homme, et boire, fumer, comme un homme.
La barrière avant d'être contrôle est préservation, mais avant ça elle est soutien, rassurance, aide, chemin.


Certains veulent, certaines peuvent, d'autres haïssent ces frontières. La différence est un jus d'orange, il donne des forces que moi quand je le bois... alors je suis ensoleillée, je suis réveillée, et mon corps sait ce qu'il doit faire.
Alors où est le problème ?

Au Maroc, demandez au vendeur de presser l'orange sous les yeux, sinon il te sortira un jus fait ce matin et mélangé avec de l'eau, pour le même prix, rangé dans la glacière...


Barrière ? Rassurance ? Préservation ? Contrôle ? Répression (poil au menton).

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Mercredi 22 avril 2009
Est-ce de la poésie que de décrire les livres de son étagère ? Allongée sur le lit, fumant une cigarette imaginaire ?
Est-ce de la poésie que te dire je t'aime ?


Si vous ne pouvez être un poète, soyez un poème.

Alors, poétisons.
Les lettres persanes, les plans coloc, tristes tropiques, prophètes et prophéties, le troisième oeil et le petit prince. Le manifeste du parti communiste, raison orale, raison numérique, voyages ethnographiques, le Prince, le petit Prince.

J'aimerai te faire caresser ces mots comme une plume amuse les pages, comme ma timidité me ronge et il ne reste rien qu'autre chose que l'essence de moi-même. Tu restes identique à ces changements de face, tu me souris me clin-d'oeilises et m'aimes d'une façon inégalable.

C'est vouloir te demander pardon qui me dit d'arrêter tout, ou alors quand je vois ton sourire apaisant, tes mains aventure, tes lèvres voyageuses.


Tu te souviens de ce fruit de passion ? De cette eau sucrée, de ces bisous animés ?
Hum, et ta petite voix innocente de langue, fruit de passion je te veux...


C'est une toute autre vie que de t'espérer toutes les nuits, Lévi Strauss et Godelier, jaloux par nature, me le pardonneront-ils un jour ? Je sais que tu m'aideras à les calmer, par quelque eau de Freud et verre de Carnegie.
Regarde mon amour cette source inépuisable que tu t'offres à moi, cette magie de connaissances du Monde, ce secret de la vie qui fait rougir mes petites joues.

Regarde mon amour, comme le temps passe trop peu vite, comme il passe vite, le relativisme est un parfum agréable que je t'offre si tu veux de moi.
Je suis dans le flou lyonnais de l'intolérance du Monde, je suis dans le superflu improbable vérité que je t'attends chaque soir au pied de la porte.

La clé.

Le bonheur.

L'amoureux. Enfin.

Je suis loin de moi-même et je me suis perdue, tu nourris parfois ce non-retour à la vraie poète, au bébé anthropologue qui pourtant vouloir naître. Promets-moi de rester toi-même et tes doigts amoureux, afin de m'aider à me retrouver moi-même et la raison, mon envie, d'être dans tes yeux.
Par ilovetheworld - Publié dans : parce que la poésie c'est la vie
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Mercredi 22 avril 2009
Pensais-tu pouvoir un jour arriver au moment cruellement humain et fondamentalement naïf de cette question étymologique du mot amour ?

On y est, ici, sur internet, non pas dans le journal intime d'une princesse oubliée, tour de cristal et cheveux ambrés, non, sur internet.

Amour,  Disposition à vouloir le bien d'une entité humanisée (Dieu, le prochain, l'humanité, la patrie) et à se dévouer à elle.

Amour ?
Inclination envers une personne, le plus souvent à caractère passionnel, fondée sur l'instinct sexuel mais entraînant des comportements variés.

Alors, le désir sexuel serait la forme première, l'allumette d'un hypothétique début d'amour ? J'aurai pensé le contraire, le Robert me trompe. Finalement, on se fait notre propre définition et le dictionnaire serait là pour.. confirmer ? réfuter ? Nourrir notre pensée ?

Alors, amour,
Attirance, affective ou physique, qu'en raison d'une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu'il cherche à s'unir par un lien généralement étroit.

Tu m'as accusé de ne pas t'aimer, et ce reproche m'est bien amer, puisque ce qui me tourmente, et ce qui t'importune, c'est mon trop d'amour. Adèle, il est donc vrai que tu aurais été plus heureuse d'être aimée par quelque être tranquille et froid, qui n'eût connu ni la chaste susceptibilité, ni les délicates jalousies d'un grand amour?




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Samedi 14 février 2009
Créer et redonner à penser, nouveauté, curiosité.

Tout est autour de nous, on ne touche rien.


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Mardi 23 décembre 2008
C'est une envie passagère, une ambiance d'automne au près de la cheminée en pierre, des anniversaires, des chaleurs de bois et des parents qui s'aiment.

C'était juste avant, c'était juste, forcément. Le discours normatif et toutes les idées reçues, un agrégat de pensées collectives auxquelles on se détache petit à petit, pour mieux y revenir, pour mieux se découvrir.

Je suis là et je pense à cette nuit, ce bébé jouflu dans mes bras, mon sourire à le voir dans mes bras, mes bras dans mes bras. Puis petite poupée, elle grandit, ne devient pas femme mais revient dans l'enceinte matrice. La lâchera-t-elle enfin un jour ?



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Lundi 22 décembre 2008
Regarde mon amour comme c'est facile, il faut faire de l'ethnographie de soi-même et utiliser les mots comme tu sais me prendre.

Comme ça, assise sur mon lit, droite comme une oeuvre d'art, une vénus de Milo taillée dans le minéral, je bois mon thé dans ma tasse Disney. Je suis une éternelle enfant et tu me fais grandir. Par ta voix, par tes mots, par tes sourires et tes désirs. Je garde ma tasse en plastique blanc et son petit dessin rose, car je suis une éternelle enfant.
Regarde mon amour comme c'est facile, on prend le thé dans de la porcelaine, toujours, et on le verse jusqu'à nos lèvres. Thé au jasmin, car j'aime le raffiné, le goût du lointain en moi. Comme ça, limpidement, mes mains écrivent ces mots comme j'écrirais mille et une nuits avec toi.
Regarde mon amour, à ma gauche, ce cahier d'ethnologue qui me suit partout, tu l'ouvres et ma vie est à toi en quelques gouttes d'encre. Des paroles de toi, que je note quand tu ne regardes pas, des mots sur les mythes nigériens, des mots inconnus, des envies passagères.
Comme ça, et un marque-pages, un livre ouvert et la réticence de le tenir entre mes mains mon amour. Sur mon lit ou dans tes bras, une chaleur différente. A mon écoute de la soul, car nous ne sommes pas au pays des morts, nous sommes bien vivants, nous sommes eau et chair, nous sentons et ressentons, je te sens et te ressens.



Encore un peu de thé, je termine ma phrase et mon livre, et t'attends.



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Dimanche 21 décembre 2008
Mon ordinateur posé sur la pile de textes, sur Haudricourt, sur tous ces hommes, la modernité prend le pas sur les sciences humaines.
Je m'assoie et je l'allume, l'ordinateur, les bougies au caramel, j'allume la machine et l'homme à qui je vais donner ma vie., de mes yeux inconscients, de ma main ignorante. Je m'assoie sur le rotin, chaque mot et chaque objet a une histoire. Mes mains qui vous parlent ont une histoire sans fin, des ongles à la paume, qui ont touché et ressenti tellement de choses, et en même temps si peu.
Je m'assoie et je touche le clavier en plastique, je cherche Radio Orient, je ne comprends pas, mais je chante, "ya 3omri", ça me suffit.
Car, comme l'a dit le cousin de Kennan, "fi kul oughnia arabia, fi "habibi".
Fi hob. Fi naar kabir.

Les arabes, ah les arabes, la France est marocaine et le Maroc est français tu sais mon amour. Je suis au Maroc dans les rues de Lyon, les hommes me regardent avec leurs yeux qui brillent et leur peau en caramel.
A Poitiers mon amour, partout mon amour. Des arabes.

" - Comment veux-tu ta fiancé ya ibni ?"
- Oumi, je la veux aux yeux profonds, comme des amandes, et la bouche comme de petits raisins secs, et les cheveux noirs comme le corbeau, et le visage comme la lune, oumi".

Fi 7ob fi 'albi fi naar fik 7abibi.

Ce sont les vacances les plus terribles de toute mon année scolaire, déchirure entre besoin à l'assouvissement direct ou besoin à long terme. Travailler, aimer, dormir jamais.

Les mots n'ont aucune valeur, bien qu'assise, sur le rotin de Noumette, le bureau en bois qui sent bon, le lit bien fait, le narguilé qui me fait des clins d'oeil, la porcelaine remplie de thé à l'orange et les chocolats, petite saveur de toi mon amour.
Et, au milieu des parfums, par amour toujours, Clarins, l'air du temps, fruit de la passion, fleur d'oranger de Fragonard, Anais Anais, des bijoux qui trainent, les désirs soudains et l'envie de les porter. Une lampe qui allume les poètes les soirs d'inspiration. Un fauteuil et des vétements trop beaux pour être porter, le mur et les extravagances de leur propriétaire. "Maman, je voudrais que ce soit tout blanc, comme ça je pourrais peindre dessus..". Des nuages en papier bleur et une étoile jolie jolie, des lumières roses et une envie de partager, carte postable de Tozeur, de Dublin,  de Bruxelles. collier de Tchoukotka, de Mongolie, d'Amérique. Une poésie, une broderie, une affiche chinoise, une annonce damascène et Lena Chamamian, Léa dans un cadre, la déclaration des droits de l'homme et les réunions de rentrée.

On regarde un peu plus bas, un parapluie violet, plus haut, trois livres et des allumettes, au centre, on y arrive, deux piles de livres. Qu'il faut lire.

Alors,


lisons.
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Jeudi 2 octobre 2008




M@diisOn dit  :
coucou cest marion de6eme2?!
marion dit :
non cest marion de licence 2 anthropologie ^^






là tu te dis "merde, j'ai vieillit putain". chier.
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Dimanche 10 août 2008
La Syrie est un pays très joli, rempli de curiosités, romaines, bysantines mais aussi arabes. On y mange du mouhammara et des loukoums, on y parle l'arabe, et le dialecte est proche de l'arabe littéraire. A sa gauche, le Liban, en haut la Turquie, en bas la Jordanie, la Palestine et Israel, et à l'Est se trouve l'Irak. Joli programme pour une âme qui ne saurait pas quoi faire.
Personne ne pense que des milliers de pierres sont encore debout dans ces terres arides comme vertes de pommiers : du temple romain au château fortifié, les archéologues en herbe n'ont qu'à apporter leur pelle et leur seau, il y a de quoi faire. Et pour les routards de première, welcome in Syria comme on dit chez nous, vous allez aimer, oui, mesdames messieurs, la Syrie regorge de bédouins à la langue araméenne dont la sympathie est l'air de mes poumons, mais aussi des routes et des vallées à se taper en plein 40 degrés, une bouteille d'eau à quelques centimes, une banane et un paquet de gâteaux à la figue, bienvenue à tous.
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.M'ssieurs dames.

.c'était le bon temps.

Novembre 2009
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